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#75 - Le parcours (très) inspirant de Marie-Haude Mériguet.
Coucou,
J’espère que vous allez bien.
De mon côté, j’ai coché pas mal de cases depuis la dernière édition. Et cocher des cases, c’est comme me réveiller naturellement une minute avant le réveil, ça me met en joie. J’ai donc terminé le chantier de ma salle bain (j’étais à ça de l’inauguration avec ruban de cérémonie et paire de ciseaux), gagné le combat avec ma banquière (🎉), et surtout… Enfin utilisé cette boite de haricots rouges qui trainait au fond d’un placard depuis longtemps (des années). Bref. Pas de petite victoire.
Pour continuer sur cette belle dynamique, je vous ai concocté un numéro de Chapitre qui devrait grandement vous plaire (sans vouloir me vous mettre la pression).
Sur ce, bonne lecture 💛

Programme du jour
Elle cartonne et vend 24 000 livres en auto-édition 💪
Trois infos littéraires croustillantes ✨
Elle vend plus de 24 000 livres en auto-édition 💪
Lors d’un sondage partagé récemment, vous me disiez que votre rubrique préférée était celle des parcours d’écrivains. Alors… C’est reparti ! Aujourd’hui, on va parler d’une autrice que j’ai découverte récemment : Marie-Haude Mériguet.
Retour sur son parcours (très inspirant) en auto-édition 👇
Plus jeune, Marie-Haude aime lire, mais sans plus.
Si autour d’elle, sa famille dévore livre sur livre, elle se contente de deux lectures par an. À cette époque, elle préfère jouer, faire de la musique, regarder les dessins animés japonais. Et puis vers l’âge de 14 ans, tout change. À l’école, la lecture (obligatoire) de La nuit des temps de Renée Barjavel est une révélation.
Elle devient une lectrice assidue.
En parallèle, elle a en revanche toujours écrit. Des messages qu’elle cache dans la maison (pour la postérité), des lettres, des journaux intimes, des magazines, etc. Pourtant, à cette époque, elle ne fait pas encore le lien entre le fait d’écrire et le métier d’écrivain. Elle sait par contre qu’elle veut se tourner vers un métier où l’écriture est centrale. Celui d’écrivain lui paraissant intouchable, elle s’oriente vers l’univers de la communication.
Quelques années plus tard, elle crée le blog Marie grain de sel.
L’idée ? Tester sa plume, continuer à écrire tous les jours de manière créative, partager ses textes. C’est là qu’elle s’est dit “puisque j’écris tous les jours, vu le volume, je pourrais écrire quelque chose qui donne un livre”.
L’idée de son premier livre lui vient.
Lorsqu’elle termine le premier jet, il se trouve que cela coïncide avec les dates du concours du Mazarine Book Day (un évènement où des auteurs sont invités à pitcher leur roman devant un jury de la maison d’édition). Elle est sélectionnée pour l’étape suivante : envoyer le manuscrit. Elle le corrige, le retravaille, l’envoie…
Et puis pendant 6 mois, elle attend un retour.
Résultat ? Le verdict tombe. Elle n’est pas retenue.
Elle soumet quand même son manuscrit à d’autres maisons d’éditions mais plutôt que d’attendre à nouveau un retour, décide de préparer en parallèle le lancement en auto édition (prévente, couverture, promotion, etc…). Cette approche a quelque chose de l’entrepreneuriat qui lui plaît bien.
Elle s’inscrit sur Librinova (une plateforme d’aide à l’auto-édition).
Au début, elle se dit que si 100 personnes lisent son livre, c’est la classe.
Très vite, elle réalise une chose en échangeant avec les équipes de Librinova. En interne, ils ont un agent. Ce dernier accompagne en particulier les auteurs qui dépassent un certain nombre de ventes. Ce seuil est de 1000 exemplaires vendus.
1000 devient donc son objectif 🎯
Résultat ? Entre juin (le lancement) et Noël, elle vend 500 exemplaires en capitalisant simplement sur quelques actions (sa communauté, son blog, etc…). Dans la foulée, elle décide d’activer d’autres leviers marketing pour aller plus loin. Et ça fonctionne. En 6 mois, son premier roman, Je vous en prie, silence passe le cap des 1000 ventes.
Et depuis ? Ça a continué à monter jusqu’à passer le cap des 3000 exemplaires.
Pour Vivantes, son 2ème roman, tout est différent.
Elle sait qu’elle veut faire une carrière d’écrivain. En se lançant, elle enfile donc ses deux casquettes : écrivaine et éditrice.
Résultat ? 24 000 ventes.
À titre de comparaison, un primo-romancier édité dans une grande maison vend en moyenne entre 500 à 800 exemplaires (hors livres numériques).
Autrement dit ? Un carton 💣
Petite nuance, parce que tout n’est pas tout rose (la preuve - j’écris encore cette newsletter en last minute alors que j’espérais pour une fois être en avance) :
Marie-Haude commence à écrire Les Pas de Côté, son 3e roman, alors que Vivantes est publié depuis à peine quelques mois. Et c’est laborieux. Difficile de lâcher ses anciens personnages, de passer à une autre histoire, de se replonger dans l’écriture. Les phases de doute s’enchaînent. La pression. L’envie de faire au moins aussi bien que pour Vivantes. La peur de décevoir les lectrices et lecteurs. Et puis finalement, elle prend du recul, revient aux fondamentaux : pourquoi elle écrit, pourquoi cette histoire en particulier ? La réponse dans les deux cas est claire : parce qu’elle en a envie, tout simplement. Elle se remet dans sa bulle et écrit son 3e roman.
Entre temps, les éditions Charleston entendent parler du succès de Vivante et la contactent. Rapidement, un contrat est signé.
Son troisième roman, Les Pas de côté, est sorti le 3 avril dernier.
PS : Par ici pour lire un extrait de son nouveau roman 🤫
Trois infos littéraires à ne pas manquer ✨
Hop, quelques découvertes que je me devais de vous partager 👇
💌 Vrille : c’est la nouvelle collection papier du média culturel Zone Critique. Des textes courts et inédits (48 pages), dans un format poche de jean (11 x 15 cm), rédigés par un écrivain contemporain, que vous recevez chaque mois dans votre boîte aux lettres. J’ai lu Boomer et j’ai adoré.
📖 Livre ouvert : Du roman au sms, ils et elles racontent, dans cette newsletter, le texte qui a changé leur vie. Coup de coeur pour le numéro avec le chef Mory Sacko.
😍 La bibliothèque émotionnelle : Luce vient d’ouvrir ses portes dans le quartier de Vomero (à Naples). Sa particularité ? Les livres sont rangés par état d’âme : colère, anxiété, joie, tristesse. Un concept imaginé par l'écrivain napolitain Lorenzo Marone et par Roberta Nicodemo, médiatrice familiale.
Clap de fin de cette édition #75.
Pas tout à fait rassasiés ? Encore envie de découvrir de nouvelles choses ?
Rendez-vous sur Instagram. J’y partage régulièrement des infos bonus, des petits textes, des librairies à découvrir (Off Campus par exemple), des coups de coeur de lectures. Bref, c’est un peu comme le magnet départ'aimant dans les boites Le Gaulois ou le Puzzle à la fin du calendrier de l’avent Kinder. Le bonus irrésistible.
Sur ce, je vous dis à dans deux semaines,
Des bisous,
Diane 💌






C'est fou de retrouver Marie-Haude ici ! Je la lis depuis bien longtemps, à l'époque de son blog. C'est le genre de parcours qui donne envie d'y croire 😊
Passionnant, merci Diane ! Quel beau parcours inspirant